En octobre 2026, un ingénieur cloud qui travaillait sur un projet GEO a demandé à Gemini de lui citer dix entreprises spécialisées dans le domaine. OptimyCloud est arrivé en quatrième position. Il m'a ensuite contacté sur LinkedIn.
OptimyCloud, c'est un site statique de consultant indépendant, sans agence derrière ni équipe marketing. Cet article retrace ce qui a été fait sur le site, mois par mois, avec les chiffres réels de la Google Search Console. Il dit aussi ce que ça n'a pas produit, parce que c'est la partie la plus utile pour qui envisage une démarche GEO.
place d'OptimyCloud dans une liste de dix spécialistes GEO donnée par Gemini
impressions Google sur 14 mois, pour 124 clics
impressions pour le seul guide llms.txt, versions française et anglaise cumulées
requêtes envoyées à Google par des assistants IA, sur ~900 requêtes distinctes
Contexte
OptimyCloud est l'activité de conseil d'Alexandre Gillon, ingénieur cloud et IA freelance. Le site a été créé en août 2025 : du HTML statique compilé avec Tailwind, sans CMS. Ce choix compte pour la suite. Chaque page est servie telle quelle, sans JavaScript nécessaire pour afficher le contenu, ce qui la rend lisible par n'importe quel robot d'indexation, y compris ceux des IA.
Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne l'ensemble des pratiques qui rendent un site compréhensible et citable par les moteurs de réponse : ChatGPT, Gemini, Perplexity, Google AI Overviews. Le principe de base de ce site était simple : appliquer sur lui-même, et en premier, tout ce que je recommande ensuite à des clients.
Point de départ
De septembre 2025 à février 2026, le site existe mais Google ne le montre presque jamais : entre 68 et 212 impressions par mois, entre 1 et 4 clics. Un site vitrine propre, rapide, mais sans contenu de fond, sans données structurées reliées et sans rien qui le distingue aux yeux d'un moteur.
En février 2026 : 212 impressions et 2 clics dans le mois. C'est la ligne de base de cette étude de cas.
Ce qui a été fait, dans l'ordre
Les dates ci-dessous viennent de l'historique Git du site. Rien n'a été fait d'un bloc : chaque étape est une modification datée et vérifiable.
-
Août 2025
Création du site en HTML statique, sans CMS.
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27 février 2026
Services IA, section Réalisations, blog et premier llms.txt. Le site cesse d'être une simple vitrine et commence à publier.
-
12 mars 2026
Corrections d'audit SEO sur tout le site et mise en place d'un
@graphSchema.org en JSON-LD : les entités Organization, Person et Service sont reliées entre elles par identifiant, page après page. -
15 mars 2026
Publication du guide llms.txt, ajout d'un
llms-full.txt, et unrobots.txtqui autorise explicitement les robots des IA : GPTBot, ChatGPT-User, ClaudeBot, PerplexityBot, Google-Extended, Applebot-Extended. -
21 mars 2026
Marqueurs E-E-A-T (auteur, qualifications) et maillage interne sur tous les articles du blog.
-
Février à avril 2026, puis juillet
Une douzaine d'articles pratiques : assistant IA sur WhatsApp, EKS Auto Mode, erreur 500 WordPress, audit FinOps, prix d'un chatbot, agents IA… Deux autres suivent en juillet 2026.
-
8 juin 2026
Version anglaise complète du site, sous
/en/, avec les balises hreflang correspondantes. -
18 octobre 2026
OAI-SearchBot autorisé, page d'offre Audit GEO publiée, guide llms.txt mis à jour.
Rien d'exotique dans cette liste. Pas d'outil propriétaire, pas d'astuce. Des robots autorisés, des entités déclarées proprement, des fichiers llms.txt, et du contenu qui répond à des questions précises avec des chiffres. C'est exactement ce que vérifie un audit GEO.
Résultats : les chiffres de la Search Console
Données de la propriété sc-domain:optimycloud.com, arrêtées au 17 octobre 2026. Le mois d'octobre est donc partiel (du 1er au 17).
| Mois | Impressions | Clics | Évolution |
|---|---|---|---|
| Sept. 2025 | 126 | 1 | |
| Oct. 2025 | 68 | 1 | |
| Nov. 2025 | 77 | 1 | |
| Déc. 2025 | 109 | 1 | |
| Janv. 2026 | 187 | 4 | |
| Févr. 2026 | 212 | 2 | |
| Mars 2026 | 719 | 10 | |
| Avr. 2026 | 2 196 | 17 | |
| Mai 2026 | 2 509 | 12 | |
| Juin 2026 | 9 083 | 16 | |
| Juil. 2026 | 13 751 | 13 | |
| Août 2026 | 14 728 | 25 | |
| Sept. 2026 | 8 800 | 13 | |
| Oct. 2026 (1–17) | 3 249 | 8 | |
| Total | 55 814 | 124 | position moyenne 18,3 |
Trois paliers se lisent dans ce tableau. En mars 2026, le mois des corrections SEO, du @graph Schema.org et du guide llms.txt, les impressions passent de 212 à 719. En avril, avec les articles qui s'accumulent, elles dépassent 2 000. En juin, le mois de la version anglaise, elles sont multipliées par plus de trois et atteignent un pic de 14 728 en août.
La page qui porte l'essentiel de cette visibilité est le guide llms.txt : environ 24 000 impressions en cumulant ses versions française et anglaise. C'est de loin la première page du site.
Ce que ça rapporte vraiment : des citations, pas des clics
124 clics pour 55 814 impressions, c'est un taux de clic d'environ 0,2 %. Pris isolément, le chiffre est décevant. Il devient intéressant quand on regarde qui génère ces impressions.
Sur environ 900 requêtes distinctes, 162 sont manifestement rédigées par des machines : de longues questions en langage naturel que des assistants IA envoient à Google pour le compte de leurs utilisateurs. Elles totalisent environ 2 700 impressions. 66 d'entre elles portent sur le GEO ou llms.txt, souvent avec une position moyenne entre 1 et 6, en anglais, français, allemand et espagnol.
| Requête (telle que reçue par Google) | Position moy. | Impressions |
|---|---|---|
agency that can add llms.txt and ai.txt for ai search visibility |
2,3 | 3 |
best service for llms.txt setup and ai search optimization |
6,5 | 118 |
context: location: united states (not for language)... question: what is the role of llms.txt in ai search optimization |
6,4 | 216 |
Ces 162 requêtes ont généré zéro clic. C'est logique : l'assistant lit les résultats, en tire une réponse et la donne à l'utilisateur, qui ne visite jamais la page. La première requête du tableau est éclairante. Quelqu'un a demandé à son assistant de lui trouver une agence pour ce travail, et l'assistant est allé chercher la réponse sur Google, où OptimyCloud sortait vers la deuxième position.
Le cas qui donne son titre à cet article
En octobre 2026, un ingénieur cloud travaillant sur un projet GEO demande à Gemini une liste de dix entreprises spécialisées dans le GEO. OptimyCloud y figure en quatrième position.
Il m'a ensuite écrit directement sur LinkedIn. Aucun outil d'analyse ne verra jamais passer ce contact comme un « lead issu de l'IA », et pourtant c'est exactement ce qu'il est.
Je ne peux pas prouver quel signal précis a conduit Gemini à retenir OptimyCloud. Ce que les données montrent, c'est que les assistants interrogent Google sur ce sujet et que le site figure en haut des résultats qu'ils consultent. Être dans cet ensemble de pages candidates est la condition pour être nommé dans la réponse. Le reste, c'est-à-dire le choix final du modèle, ne se mesure pas de l'extérieur.
Ce que j'en retiens, et les limites
Une étude de cas qui ne montre que les bons chiffres ne sert à rien. Voici ce qu'il faut garder en tête avant d'en tirer des conclusions.
- C'est un petit site. 124 clics en 14 mois, c'est peu en valeur absolue. Les tendances sont nettes, mais les volumes restent modestes.
- Les impressions ont baissé en septembre et octobre 2026. La page llms.txt française est passée d'une position d'environ 17 à environ 22 : le sujet s'est encombré et le contenu a vieilli. D'où la mise à jour du guide le 18 octobre.
- L'attribution des leads à l'IA n'est pas mesurable aujourd'hui. GA4 fonctionne ici sous un Consent Mode strict et ne voit qu'une fraction des visiteurs. Les contacts comme celui venu de Gemini passent par LinkedIn, hors de toute analytique.
- Corrélation n'est pas causalité. La version anglaise de juin a clairement contribué au bond des impressions. Il est impossible d'isoler précisément la part du llms.txt, du Schema.org ou des articles.
Avec ces réserves, quatre leçons se dégagent.
- Publier des données de première main. La page la plus vue du site est un guide pratique qui répond à une question précise avec des exemples concrets, et c'est pour cela que nous y avons ajouté, en octobre 2026, nos propres chiffres de Search Console plutôt qu'une synthèse de ce qu'on lit ailleurs. Un moteur de réponse a besoin d'une source à citer ; un chiffre original en fait une.
- Déclarer des entités claires. Qui est l'auteur, quelle est l'organisation, quels services elle propose : le @graph Schema.org le dit de façon univoque, avec les mêmes identifiants sur toutes les pages.
- Laisser entrer les robots. Un robots.txt qui autorise explicitement les robots des IA, un llms.txt et un llms-full.txt qui leur donnent un résumé exploitable. C'est le minimum, et beaucoup de sites bloquent encore ces robots sans le savoir.
- Écrire dense en faits. Des dates, des chiffres, des configurations précises. Les passages qui répondent à une question en deux phrases vérifiables sont ceux qu'un assistant peut reprendre.
La leçon principale : la valeur de la recherche par IA se mesure en citations et en conversations entrantes, pas en clics. Si vous jugez une démarche GEO à son trafic dans GA4, vous passerez à côté de l'essentiel de ce qu'elle produit.
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